26.02.2010
Comité des Fêtes et Comité d'Animation
L'un des principaux problèmes rencontrés par le comité des fêtes vient de la confusion qui est faite dans l'esprit de la population avec un comité d'animation de la ville. Ces deux notions ne recouvrent pas la même réalité et la confusion des genres créé toujours des problèmes. Un comité des fêtes est une association ayant en charge des activités ponctuelles à caractère ludique. Les activités de type commercial : terrasses musicales, marchés de pays, animations de fin d'année, etc... ne sont pas de son ressort mais de celui d'un comité d'animation fonctionnant sur l'ensemble de l'année.
Le Comité d'animation
Le comité d'animation est une émanation de la mairie et se trouve sous la responsabilité d'un adjoint chargé de cette fonction spécifique qui délègue à qui bon lui semble tout ou partie des activités. Son fonctionnement ne peut reposer sur le bénévolat, même s'il peut parfois faire appel à certaines bonnes volontés, et celui qui en est chargé doit faire preuve d'une grande compétence, notamment d'organisation car il doit faire le lien entre l'office du tourisme, les associations de toute nature et les divers comités (fêtes, foire..) ainsi qu'avec toutes les composantes commerciales ou culturelles de la cité. Ce travail n'est visiblement pas assuré quand on constate le nombre d'activités qui doublonnent en été. Je rappelle enfin qu'en cas de disparition du comité des fêtes, c'est cet adjoint qui aurait la charge d'organiser la fête locale, sans possibilité d'annulation (problème des forains).
Le COF (Comité Officiel des Fêtes)
Le comité des fêtes est comme son nom l'indique chargé des festivités. Je connais parfaitement tous les problèmes liés à ce type d'activité pour avoir été durant plusieurs années membre d'un comité des fêtes dans le Var, comité que j'ai présidé pendant 3 ans.
1. J'ai toujours estimé, pour l'avoir expérimenté, que la condition première de son fonctionnement est une indépendance totale par rapport à la municipalité. S'ils sont les bienvenus dans les activités du comité, les conseillers municipaux ne doivent en aucun cas faire partie du conseil d'administration, encore moins du bureau. La mairie n'a pas à se mêler sous quelque forme que ce soit des choix du comité et les seuls comptes que celui-ci lui doit concernent l'utilisation des subventions qu'il reçoit.
2. Le champ d'activité du COF doit être clairement défini, notamment dans le temps. S'investir bénévolement nécessite connaître clairement la nature et la hauteur de cet investissement.
3. La jeunesse. Ce qui m'a le plus frappé dans ce comité, c'est l'absence des jeunes qui ailleurs constitue le noyau dur des comité des fêtes de villages. Il ne faut pas oublier qu'Espalion n'est jamais qu'un gros village même si elle a tendance à se prendre pour une ville. Mais j'ai rapidement compris que pour les dirigeants, les jeunes ne constituaient qu'une main-d'œuvre à qui on ne demandait que de bosser. Leurs idées, leurs projets, leurs goûts n'intéressaient pas, ce qui par effet boomerang les a détournés du comité. Alors pourquoi s'étonner ?
4. La présidence à têtes multiples est un non-sens. Sauf cas particulier, une association n'a de chance de marcher que si elle a à sa tête un leader dynamique capable d'entraîner les autres. Les co-présidences ont deux effets pervers : soit un lutte de prédominance, soit un laxisme où chacun se défausse sur l'autre.
La Saint Hilarian
Il a existé par le passé dans les villages un certains nombre de fêtes : d'une part celles qui sanctionnaient la fin d'une activité de travail (fête des moissons, des vendanges, etc..) ou évènements à caractère religieux (processions ou pèlerinages), et d'autre part la fête patronale. Les premières avaient pour fonction de réunir les habitants entre eux alors que la fête patronale était conçue pour ouvrir la commune aux autres en leur présentant ce qu'elle avait de meilleur. La Saint Hilarian fonctionne comme la première catégorie alors qu'elle devrait appartenir à la seconde. Ce qui explique qu'elle continue à se dérouler vers la mi-juin alors qu'elle devrait depuis longtemps avoir été déplacée en juillet-août. Mais lorsque j'évoque cette possibilité, on m'oppose la sacro-sainte tradition. Ah ! la « Tradition ». Pour paraphraser Manon Roland : « ...que d'inepties on commet en to nom... »
Etre bénévole et fournir un travail important à destination d'un large public est certainement très motivant, mais fournir ces efforts dans le cadre étriqué d'une assistance locale de moins en moins intéressée devient rapidement déprimant. Il n'est donc pas surprenant que la Saint Hilarian soit de plus en plus délaissée, ce qui pousse les dirigeants à intégrer régulièrement une non-activité dépourvue de tout intérêt dans ce cadre: le vide greniers. A ceci s'ajoutent depuis peu des repas thématiques relevant d'une activité purement commerciale, plus en rapport avec la semaine du goût qu'avec la fête locale.
Enfin une pratique que je ne connaissais pas : une quête effectuée pendant les défilés, mal perçue par les spectateurs qui l'assimilent à un véritable racket et les détourne encore un peu plus de cette fête. Les espalionnais estiment payer suffisamment d'impôts pour avoir droit à la gratuité des animations de la fête.
11:05 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : fêtes
12.02.2010
le Pont-neuf
La différence entre un projet relevant d'une idée ou d'un rêve et celui relevant d'une utopie vient du fait que le premier est techniquement et financièrement réalisable, du moins en période de prospérité, tandis que le second se heurte soit à une impossibilité technique, soit à un financement irréalisable. Pour avoir un exemple d'utopie, supposez que quelqu'un soit assez fou pour avoir l'idée farfelue, alors qu'il n'a pas le moindre sou, de vouloir construire une église avec des tours de 45 m et des statues en bronze de 6 m au-dessus, un autel et une chaire en pierre du Poitou. Et pourquoi pas des orgues tant qu'il y est ? Il n'aurait pas fini de faire rigoler.
C'est dans cette catégorie utopique qu'il faut ranger l'idée de remplacer le pont-neuf actuel avec ses 2 piles par un tablier d'un seul jet reliant les deux rives. Si techniquement un projet de ce type ne pose aucun problème qui ne puisse se résoudre, il est absolument impossible à financer. Dommage car cette option permettrait de débarrasser le lit du Lot de l'important obstacle constitué par les grosse piles de ce pont, un argument non négligeable dans l'optique de futures crues. Sans parler du côté esthétique avec l'élégance de l'ouvrage et le dégagement visuel apporté au pont-vieux. Il suffit pour s'en convaincre de supprimer les piles à la palette graphique.
Voir photos : www.espalion-12.com/projets/projets.htm
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