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02.04.2010

un Centre d'Accueil Pélerin

Le gîte communal situé rue St Joseph près du Vieux-Palais ne présente pas un grand intérêt pour une ville qui prétend devenir un centre touristique et culturel important dans le nord Aveyron. L'accueil des pèlerins n'intéresse visiblement pas la municipalité, ceux-ci étant supposés ne dépenser que peu d'argent, ce qui pour certains espalionnais constitue une tare rédhibitoire. Le même raisonnement est d'ailleurs appliqué aux camping-cars par certains ignorants qui ne connaissent rien au problème, mais adorent en parler avec aplomb.

Or les pèlerins dépensent comme tout le monde si on sait leur proposer des services adaptés, tout en étant évident que des marcheurs ne vont pas s'encombrer de souvenirs en tout genre.

Un centre d'accueil d'une certaine importance permettrait de proposer aux marcheurs non seulement un hébergement avec une restauration basique, mais également la possibilité de profiter d'un jour ou deux de repos pour visiter la ville, voir les musées (si ceux-ci se décident à rouvrir avant la fin du millénaire), goûter à la gastronomie locale, etc....Le modèle à développer pourrait s'apparenter à ce qui se fait au couvent de Malet, en passe de constituer un grand pôle d'accueil des pèlerins sur le nord Aveyron.

Il ne faut pas oublier qu'un accueil de qualité incite les marcheurs à revenir pour découvrir la région. Si seulement 5 % des pèlerins reviennent en touristes avec leurs familles, cela représente un apport économique non négligeable pour la vallée. Si toutefois la municipalité se décide à considérer le secteur touristique comme économiquement important, ce qui n'est pas le cas à l'heure actuelle. Il suffit pour s'en convaincre de jeter un coup d'œil sur la composition du conseil municipal et de constater qu'il n'existe pas d'adjoint au tourisme.

Ce centre pourrait être une option pour l'utilisation des bâtiments de l'école St Hilarian, si sa fonction scolaire était supprimée comme le laisse entendre la rumeur.

29.03.2010

un Pôle d'Energie Hydro-électrique

La chaussée de l'ancien moulin ne sert qu'à encombrer le cours du Lot sans aucun profit pour la ville. Non seulement son état de délabrement ne permet pas durant l'été de disposer d'un plan d'eau digne de ce nom, une situation préjudiciable pour la pratique du canoë-kayak, mais il n'est d'aucune utilité sur le plan des énergies renouvelables chères à notre époque. Or il suffit d'aller faire un tour sur le site du RIAED (Réseau International d'Accès aux Energies Durables) pour avoir une étendue des possibilités que présente cette chaussée, même sans une chute d'eau de grande ampleur. Il serait sans doute utile de faire effectuer par les pouvoirs publics une étude succincte de ces possibilités (micro et pico-centrales notamment) pour disposer à terme d'une électricité permettant d'alimenter les groupes scolaires situés à proximité.

26.02.2010

Comité des Fêtes et Comité d'Animation

L'un des principaux problèmes rencontrés par le comité des fêtes vient de la confusion qui est faite dans l'esprit de la population avec un comité d'animation de la ville. Ces deux notions ne recouvrent pas la même réalité et la confusion des genres créé toujours des problèmes. Un comité des fêtes est une association ayant en charge des activités ponctuelles à caractère ludique. Les activités de type commercial : terrasses musicales, marchés de pays, animations de fin d'année, etc... ne sont pas de son ressort mais de celui d'un comité d'animation fonctionnant sur l'ensemble de l'année.

Le Comité d'animation

Le comité d'animation est une émanation de la mairie et se trouve sous la responsabilité d'un adjoint chargé de cette fonction spécifique qui délègue à qui bon lui semble tout ou partie des activités. Son fonctionnement ne peut reposer sur le bénévolat, même s'il peut parfois faire appel à certaines bonnes volontés, et celui qui en est chargé doit faire preuve d'une grande compétence, notamment d'organisation car il doit faire le lien entre l'office du tourisme, les associations de toute nature et les divers comités (fêtes, foire..) ainsi qu'avec toutes les composantes commerciales ou culturelles de la cité. Ce travail n'est visiblement pas assuré quand on constate le nombre d'activités qui doublonnent en été. Je rappelle enfin qu'en cas de disparition du comité des fêtes, c'est cet adjoint qui aurait la charge d'organiser la fête locale, sans possibilité d'annulation (problème des forains).

Le COF (Comité Officiel des Fêtes)

Le comité des fêtes est comme son nom l'indique chargé des festivités. Je connais parfaitement tous les problèmes liés à ce type d'activité pour avoir été durant plusieurs années membre d'un comité des fêtes dans le Var, comité que j'ai présidé pendant 3 ans.

1. J'ai toujours estimé, pour l'avoir expérimenté, que la condition première de son fonctionnement est une indépendance totale par rapport à la municipalité. S'ils sont les bienvenus dans les activités du comité, les conseillers municipaux ne doivent en aucun cas faire partie du conseil d'administration, encore moins du bureau. La mairie n'a pas à se mêler sous quelque forme que ce soit des choix du comité et les seuls comptes que celui-ci lui doit concernent l'utilisation des subventions qu'il reçoit.

2. Le champ d'activité du COF doit être clairement défini, notamment dans le temps. S'investir bénévolement nécessite connaître clairement la nature et la hauteur de cet investissement.

3. La jeunesse. Ce qui m'a le plus frappé dans ce comité, c'est l'absence des jeunes qui ailleurs constitue le noyau dur des comité des fêtes de villages. Il ne faut pas oublier qu'Espalion n'est jamais qu'un gros village même si elle a tendance à se prendre pour une ville. Mais j'ai rapidement compris que pour les dirigeants, les jeunes ne constituaient qu'une main-d'œuvre à qui on ne demandait que de bosser. Leurs idées, leurs projets, leurs goûts n'intéressaient pas, ce qui par effet boomerang les a détournés du comité. Alors pourquoi s'étonner ?

4. La présidence à têtes multiples est un non-sens. Sauf cas particulier, une association n'a de chance de marcher que si elle a à sa tête un leader dynamique capable d'entraîner les autres. Les co-présidences ont deux effets pervers : soit un lutte de prédominance, soit un laxisme où chacun se défausse sur l'autre.

La Saint Hilarian

Il a existé par le passé dans les villages un certains nombre de fêtes : d'une part celles qui sanctionnaient la fin d'une activité de travail (fête des moissons, des vendanges, etc..) ou évènements à caractère religieux (processions ou pèlerinages), et d'autre part la fête patronale. Les premières avaient pour fonction de réunir les habitants entre eux alors que la fête patronale était conçue pour ouvrir la commune aux autres en leur présentant ce qu'elle avait de meilleur. La Saint Hilarian fonctionne comme la première catégorie alors qu'elle devrait appartenir à la seconde. Ce qui explique qu'elle continue à se dérouler vers la mi-juin alors qu'elle devrait depuis longtemps avoir été déplacée en juillet-août. Mais lorsque j'évoque cette possibilité, on m'oppose la sacro-sainte tradition. Ah ! la « Tradition ». Pour paraphraser Manon Roland : « ...que d'inepties on commet en to nom... »

Etre bénévole et fournir un travail important à destination d'un large public est certainement très motivant, mais fournir ces efforts dans le cadre étriqué d'une assistance locale de moins en moins intéressée devient rapidement déprimant. Il n'est donc pas surprenant que la Saint Hilarian soit de plus en plus délaissée, ce qui pousse les dirigeants à intégrer régulièrement une non-activité dépourvue de tout intérêt dans ce cadre: le vide greniers. A ceci s'ajoutent depuis peu des repas thématiques relevant d'une activité purement commerciale, plus en rapport avec la semaine du goût qu'avec la fête locale.

Enfin une pratique que je ne connaissais pas : une quête effectuée pendant les défilés, mal perçue par les spectateurs qui l'assimilent à un véritable racket et les détourne encore un peu plus de cette fête. Les espalionnais estiment payer suffisamment d'impôts pour avoir droit à la gratuité des animations de la fête.